Je l'avoue publiquement, je suis en train de devenir un enseignant décrocheur ! Je n'ai plus le goût d'enseigner dans ces conditions !

Le matin, j'ai besoin d'une double dose de caféine pour me « starter ». Quand j'arrive à la maison, vers 16h30, je me prends une « p'tite frette ». Je suis impatient avec les élèves. Particulièrement le groupe de première secondaire que j'ai « hérité » en début d'année. Je suis presque impatient avec mes enfants ! WOW ! Ça suffit !

Mes irritants :

  • La réforme que je dois implanter en troisième et ... en première. On a jugé que un niveau ce n'était pas assez, on m'a flanqué un deuxième.
  • L'évaluation, dont je ne saisit pas tous les subtilités.
  • Un CP qui tarde à se montrer
  • Le temps qui passe et l'inaction
  • Mon rôle de PRAPO qui se résume à brancher des souris
  • Mon temps de PRAPO qui n'est pas reconnu à sa juste valeur (210 au lieu de 378 minutes)
  • Un système d'encadrement inexistant - On a flusher l'ancien entièrement au lieu de l'adapter...
  • Mon groupe de première secondaire - Je ne suis pas habituer à moucher des nez !
  • Je n'ai plus de local - je partage le mien et dois changer de local pour la première secondaire.
  • J'ai un bureau non fonctionnel - Pas de prise de courant, pas de prise réseau.
  • De la correction qui s'accumule, car je suis inefficace en ce moment.
  • Le manque de temps de qualité avec mes collègues pour planifier des situations d'apprentissage (pas des cours magistraux).
  • La réforme, encore la réforme. Je me sens encore pogné à « passer » un programme. J'aimerais développer des choses, mais je n'ai pas le temps !

Je crois que je vais consulter un psy. Certains diront que je fais un burn out, mais je ne suis pas rendu là. Je suis plus loin que ça. J'ai commencé à nager vers la surface. Reconnaitre qu'on a un problème est une partie de la solution. Maitenant, j'ai besoin d'un coach pour m'aider à établir mes priorités, à y voir plus clair.

Merci Martin pour les mots d'encouragement !